POESIE : A M. de Corlon
Photo de PAPAPOUSS
A M. DE CORLON,
QUI ÉTAIT AVEC L’AUTEUR À MONJEU, CHEZ M. LE DUC DE GUISE,
ALORS MALADE.
− 1734 −
Je sais ce que je dois, et n’en fais jamais rien :
Au lieu d’aller tâter le pouls de son altesse,
J’abandonne son lit sans dormir dans le mien ;
Je renonce aux dîners, au piquet, à la messe,
Très mauvais courtisan, bien plus mauvais chrétien,
Libertin dans l’esprit, et rempli de paresse.
Ah ! Monsieur de Corlon ! Que vous êtes heureux !
Plus libertin que moi sans être paresseux,
On vous trouve à toute heure, et vous savez tout faire.
De grâce, enseignez-moi ce secret précieux
De vous lever matin, de dîner, et de plaire.