ESSAI SUR LES MŒURS ET L'ESPRIT DES NATIONS - Partie 28

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ESSAI SUR LES MŒURS ET L'ESPRIT DES NATIONS - Partie 28

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ESSAI

 

SUR LES MŒURS ET L’ESPRIT DES NATIONS

 

 

 

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(Partie 28)

 

 

 

 

 

 

 

 

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AVANT-PROPOS.

 

 

Qui contient le plan de cet ouvrage, avec le précis de ce qu’étaient originairement les nations occidentales, et les raisons pour lesquelles on commence cet essai par l’Orient (1).

 

 

 

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          Vous voulez enfin surmonter le dégoût que vous cause l’Histoire moderne, depuis la décadence de l’empire romain, et prendre une idée générale des nations qui habitent et qui désolent la terre (2). Vous ne cherchez dans cette immensité que ce qui mérite d’être connu de vous ; l’esprit, les mœurs, les usages des nations principales, appuyés des faits qu’il n’est pas permis d’ignorer. Le but de ce travail n’est pas de savoir en quelle année un prince indigne d’être connu succéda à un prince barbare chez une nation grossière. Si l’on pouvait avoir le malheur de mettre dans sa tête la suite chronologique de toutes les dynasties, on ne saurait que des mots. Autant il faut connaître les grandes actions des souverains qui ont rendu leurs peuples meilleurs et plus heureux, autant on peut ignorer le vulgaire des rois, qui ne pourrait que charger la mémoire. A quoi vous serviraient les détails de tant de petits intérêts qui ne subsistent plus aujourd’hui, de tant de familles éteintes qui se sont disputé des provinces englouties ensuite dans de grands royaumes ? Presque chaque ville a aujourd’hui son histoire vraie ou fausse, plus ample, plus détaillée que celle d’Alexandre. Les seules annales d’un ordre monastique contiennent plus de volumes que celles de l’empire romain.

 

          Dans tous ces recueils immenses qu’on ne peut embrasser, il faut se borner et choisir. C’est un vaste magasin où vous prendrez ce qui est à votre usage.

 

          L’illustre Bossuet, qui dans son discours sur une partie de l’Histoire universelle en a saisi le véritable esprit, au moins dans ce qu’il dit de l’empire romain, s’est arrêté à Charlemagne. C’est en commençant à cette époque que votre dessein est de vous faire un tableau du monde ; mais il faudra souvent remonter à des temps antérieurs. Cet éloquent écrivain, en disant un mot des Arabes, qui fondèrent un si puissant empire et une religion si florissante, n’en parle que comme d’un déluge de barbares. Il paraît avoir écrit uniquement pour insinuer que tout a été fait dans le monde pour la nation juive ; que si Dieu donna l’empire de l’Asie aux Babyloniens, ce fut pour punir les Juifs ; si Dieu fit régner Cyrus, ce fut pour les venger ; si Dieu envoya les Romains, ce fut encore pour châtier les Juifs. Cela peut être ; mais les grandeurs de Cyrus et des Romains ont encore d’autres causes, et Bossuet même ne les a pas omises en parlant de l’esprit des nations.

 

          Il eût été à souhaiter qu’il n’eût pas oublié entièrement les anciens peuples de l’Orient, comme les Indiens et les Chinois qui ont été si considérables avant que les autres nations fussent formées.

 

          Nourris des productions de leurs terres, vêtus de leurs étoffes, amusés par les jeux qu’ils ont inventés, instruits même par leurs anciennes fables morales, pourquoi négligerions-nous de connaître l’esprit de ces nations, chez qui les commerçants de notre Europe ont voyagé dès qu’ils ont pu trouver un chemin jusqu’à elles ?

 

          En vous instruisant en philosophe de ce qui concerne ce globe, vous portez d’abord votre vue sur l’Orient, berceau de tous les arts, et qui a tout donné à l’Occident.

 

          Les climats orientaux, voisins du Midi, tiennent tout de la nature ; et nous, dans notre Occident septentrional, nous devons tout au temps, au commerce, à une industrie tardive. Des forêts, des pierres, des fruits sauvages, voilà tout ce qu’a produit naturellement l’ancien pays des Celtes, des Allobroges, des Pictes, des Germains, des Sarmates, et des Scythes. On dit que l’île de Sicile produit d’elle-même un peu d’avoine (3) ; mais le froment, le riz, les fruits délicieux, croissaient vers l’Euphrate, à la Chine, et dans l’Inde. Les pays fertiles furent les premiers peuplés, les premiers policés. Tout le Levant, depuis la Grèce jusqu’aux extrémités de notre hémisphère, fut longtemps célèbre, avant que nous en sussions assez pour connaître que nous étions barbares. Quand on veut savoir quelque chose des Celtes, nos ancêtres, il faut avoir recours aux Grecs et aux Romains, nations encore très postérieures aux Asiatiques.

 

          Si, par exemple, des Gaulois, voisins des Alpes, joints aux habitants de ces montagnes, s’étant établis sur les bords de l’Eridan, vinrent jusqu’à Rome trois cent soixante et un ans après sa fondation, s’ils assiégèrent le Capitole, ce sont les Romains qui nous l’ont appris. Si d’autres Gaulois, environ cent ans après, entrèrent dans la Thessalie, dans la Macédoine, et passèrent sur le rivage du Pont-Euxin, ce sont les Grecs qui nous le racontent, sans nous dire quels étaient ces Gaulois, ni quel chemin ils prirent. Il ne reste chez nous aucun monument de ces émigrations, qui ressemblent à celles des Tartares ; elles prouvent seulement que la nation était très nombreuse, mais non civilisée. La colonie des Grecs qui fonda Marseille, six cents ans avant notre ère vulgaire, ne put polir la Gaule : la langue grecque ne s’étendit pas même au-delà de son territoire (4).

 

          Gaulois, Allemands, Espagnols, Bretons, Sarmates, nous ne savons rien de nous avant dix-huit siècles, sinon le peu que nos vainqueurs ont pu nous en apprendre ; nous n’avions pas même de fables : nous n’avions pas osé imaginer une origine. Ces vaines idées que tout cet Occident fut peuplé par Gomer, fils de Japhet, sont des fables orientales.

 

          Si les anciens Toscans qui enseignèrent les premiers Romains savaient quelque chose de plus que les autres peuples occidentaux, c’est que les Grecs avaient envoyé chez eux des colonies ; ou plutôt, c’est parce que, de tout temps, une des propriétés de cette terre a été de produire des hommes de génie, comme le territoire d’Athènes était plus propre aux arts que celui de Thèbes et de Lacédémone. Mais quel monument avons-nous de l’ancienne Toscane ? aucun. Nous nous épuisons en vaines conjectures sur quelques inscriptions inintelligibles que les injures du temps ont épargnées, et qui probablement sont les premiers siècles de la république romaine. Pour les autres nations de notre Europe, il ne nous reste d’elles, dans leur ancien langage, aucun monument antérieur à notre ère.

 

          L’Espagne maritime fut découverte par les Phéniciens, ainsi que l’Amérique le fut depuis par les Espagnols. Les Tyriens, les Carthaginois, les Romains, y trouvèrent tour à tour de quoi s’enrichir dans les trésors que la terre produisait alors. Les Carthaginois y firent valoir des mines, mais moins riches que celles du Mexique et du Pérou ; le temps les a épuisées, comme il épuisera celles du Nouveau-Monde. Pline rapporte qu’en neuf ans les Romains en tirèrent huit mille mares d’or, et environ vingt-quatre mille d’argent. Il faut avouer que ces prétendus descendants de Gomer avaient bien mal profité des présents que leur faisait la terre en tout genre, puisqu’ils furent subjugués par les Carthaginois, par les Romains, par les Vandales, par les Goths et par les Arabes.

 

          Ce que nous savons des Gaulois, par Jules-César et par les autres auteurs romains, nous donne l’idée d’un peuple qui avait besoin d’être soumis par une nation éclairée. Les dialectes du langage celtique étaient affreux : l’empereur Julien, sous qui ce langage se parlait encore, dit, dans son Misopogon, qu’il ressemblait au croassement des corbeaux. Les mœurs, du temps de César, étaient aussi barbares que le langage. Les druides, imposteurs grossiers faits pour le peuple qu’ils gouvernaient, immolaient des victimes humaines qu’ils brûlaient dans de grandes et hideuses statues d’osier. Les druidesses plongeaient des couteaux dans le cœur des prisonniers, jugeaient de l’avenir à la manière dont le sang coulait. De grandes pierres un peu creusées, qu’on a trouvées sur les confins de la Germanie et de la Gaule, vers Strasbourg, sont, dit-on, les autels où l’on faisait ces sacrifices. Voilà tous les monuments de l’ancienne Gaule. Les habitants des côtes de la Biscaye et de la Gascogne s’étaient quelquefois nourris de chair humaine. Il faut détourner les yeux de ces temps sauvages, qui sont la honte de la nature.

 

          Comptons parmi les folies de l’esprit humain, l’idée qu’on a eue, de nos jours, de faire descendre les Celtes des Hébreux (5). Ils sacrifiaient des hommes, dit-on, parce que Jephté avait immolé sa fille. Les druides étaient vêtus de blanc, pour imiter les prêtres des Juifs ; ils avaient, comme eux, un grand-pontife. Les druidesses sont des images de la sœur de Moïse et de Dévora. Le pauvre qu’on nourrissait à Marseille, et qu’on immolait couronné de fleurs et chargé de malédictions, avait pour origine le bouc émissaire. On va jusqu’à trouver de la ressemblance entre trois ou quatre mots celtiques et hébraïques, qu’on prononce également mal ; et l’on en conclut que les Juifs et les nations des Celtes sont de la même famille. C’est ainsi qu’on insulte à la raison dans des histoires universelles et qu’on étouffe sous un amas de conjectures forcées le peu de connaissances que nous pourrions avoir de l’antiquité.

 

          Les Germains avaient à peu près les mêmes mœurs que les Gaulois, sacrifiaient comme eux des victimes humaines décidaient comme eux leurs petits différends particuliers par le duel, et avaient seulement plus de grossièreté et moins d’industrie. César, dans ses Mémoires, nous apprend que leurs magiciennes réglaient toujours parmi eux le jour du combat. Il nous dit que quand un de leurs rois, Arioviste, amena cent mille de ses Germains errants pour piller les Gaules, lui qui voulait les asservir, et non pas les piller, ayant envoyé deux officiers romains pour entrer en conférence avec ce barbare, Arioviste les fit charger de chaînes ; que les deux officiers furent destinés à être sacrifiés aux dieux des Germains, et qu’ils allaient l’être, lorsqu’il les délivra par sa victoire.

 

          Les familles de tous ces barbares avaient en Germanie, pour uniques retraites, des cabanes où, d’un côté, le père, la mère, les sœurs, les frères, les enfants, couchaient nus sur la paille ; et, de l’autre côté, étaient leurs animaux domestiques. Ce sont là pourtant ces mêmes peuples que nous verrons bientôt maîtres de Rome. Tacite loue les mœurs des Germains, mais comme Horace chantait celles des barbares nommés Gètes ; l’un et l’autre ignoraient ce qu’ils louaient et voulaient seulement faire la satire de Rome. Le même Tacite, au milieu de ses éloges, avoue que tout le monde savait que les Germains aimaient mieux vivre de rapine que de cultiver la terre, et qu’après avoir pillé leurs voisins ils retournaient chez eux manger et dormir. C’est la vie des voleurs de grands chemins d’aujourd’hui et des coupeurs de bourse, que nous punissons de la roue et de la corde ; et voilà ce que Tacite a le front de louer, pour rendre la cour des empereurs romains méprisable par le contraste de la vertu germanique : Il appartient à un esprit aussi juste que le vôtre de regarder Tacite comme un satirique ingénieux, aussi profond dans ses idées que concis dans ses expressions, qui a fait la critique plutôt que l’histoire de son pays, et qui eût mérité l’admiration du nôtre s’il avait été impartial.

 

          Quand César passe en Angleterre, il trouve cette île plus sauvage encore que la Germanie. Les habitants couvraient à peine leur nudité de quelques peaux de bêtes. Les femmes d’un canton y appartenaient indifféremment à tous les hommes du même canton. Leurs demeures étaient des cabanes de roseaux, et leurs ornements des figures que les hommes et les femmes s’imprimaient sur la peau en y faisant des piqûres, et en y versant le suc des herbes, ainsi que le pratiquent encore les sauvages de l’Amérique.

 

          Que la nature humaine ait été plongée pendant une longue suite de siècles dans cet état si approchant de celui des brutes, et inférieur à plusieurs égards, c’est ce qui n’est que trop vrai. La raison en est, comme on l’a dit, qu’il n’est pas dans la nature de l’homme de désirer ce qu’il ne connaît pas. Il a fallu partout, non-seulement un espace de temps prodigieux, mais des circonstances heureuses pour que l’homme s’élevât au-dessus de la vie animale.

 

          Vous avez donc grande raison de vouloir passer tout d’un coup aux nations qui ont été civilisées les premières. Il se peut que longtemps avant les empires de la Chine et des Indes il y ait eu des nations instruites, polies, puissants, que des déluges de Barbares auront ensuite replongées dans le premier état d’ignorance et de grossièreté qu’on appelle l’état de pure nature.

 

          La seule prise de Constantinople a suffi pour anéantir l’esprit de l’ancienne Grèce. Le génie des Romains fut détruit par les Goths. Les côtes de l’Afrique, autrefois si florissantes, ne sont presque plus que des repaires de brigands. Des changements encore plus grands ont dû arriver dans des climats moins heureux. Les causes physiques ont dû se joindre aux causes morales ; car si l’Océan n’a pu changer entièrement de lit, du moins il est constant qu’il a couvert tour à tour et abandonné de vastes terrains. La nature a dû être exposée à un grand nombre de fléaux et de vicissitudes. Les terres les plus belles, les plus fertiles de l’Europe occidentale, toutes les campagnes basses arrosées par les fleuves du Rhin, de la Meuse, de la Seine, de la Loire, ont été cou vertes des eaux de la mer pendant une prodigieuse multitude de siècles ; c’est ce que vous avez déjà vu dans la Philosophie de l’histoire (7).

 

          Nous redirons encore qu’il n’est pas si sûr que les montagnes qui traversent l’ancien et le nouveau monde aient été autrefois des plaines couvertes par les mers ; car,

 

          1° plusieurs de ces montagnes sont élevées de quinze mille pieds, et plus, au-dessus de l’Océan.

 

          2° S’il eût été un temps où ces montagnes n’eussent pas existé, d’où seraient partis les fleuves qui sont si nécessaires à la vie des animaux ? Ces montagnes sont les réservoirs des eaux ; elles ont, dans les deux hémisphères, des directions diverses : ce sont, comme dit Platon, les os de ce grand animal appelé la Terre. Nous voyons que les moindres plantes ont une structure invariable ; comment la terre serait-elle exceptée de la loi générale ?

 

          3° Si les montagnes étaient supposées avoir porté des mers, ce serait une contradiction dans l’ordre de la nature, une violation des lois de la gravitation et de l’hydrostatique.

 

          4° Le lit de l’Océan est creusé, et de ce creux il n’est point de chaînes de montagnes d’un pôle à l’autre, ni d’orient en occident, comme sur la terre ; il ne faut donc pas conclure que tout ce globe a été longtemps mer, parce que plusieurs parties du globe l’ont été. Il ne faut pas dire que l’eau a couvert les Alpes et les Cordillières, parce qu’elle a couvert la partie basse de la Gaule, de la Grèce, de la Germanie, de l’Afrique et de l’Inde. Il ne faut pas affirmer que le mont Taurus a été navigable, parce que l’archipel des Philippines et des Moluques a été un continent. Il y a grande apparence que les hautes montagnes ont été toujours à peu près ce qu’elles sont. Dans combien de livres n’a-t-on pas dit qu’on a trouvé une ancre de vaisseau sur la cime des montagnes de la Suisse ? cela est pourtant aussi faux que tous les contes qu’on trouve dans ces livres.

 

          N’admettons en physique que ce qui est prouvé, et en histoire que ce qui est de la plus grande probabilité reconnue (8). Il se peut que les pays montagneux aient éprouvé, par les volcans et par les secousses de la terre, autant de changements que les pays plats, mais partout où il y a eu des sources de fleuves, il y a eu des montagnes. Mille révolutions locales ont certainement changé une partie du globe dans le physique et dans le moral, mais nous ne les connaissons pas, et les hommes se sont avisés si tard d’écrire l’histoire, que le genre humain, tout ancien qu’il est, paraît nouveau pour nous.

 

          D’ailleurs, vous commencez vos recherches au temps où le chaos de notre Europe commence à prendre une forme, après la chute de l’empire romain. Parcourons donc ensemble ce globe ; voyons dans quel état il était alors, en l’étudiant de la même manière qu’il paraît avoir été civilisé, c’est-à-dire depuis les pays orientaux jusqu’aux nôtres ; et portons notre première attention sur un peuple qui avait une histoire suivie dans une langue fixée, lorsque nous n’avions pas encore l’usage de l’écriture.

 

 

1 – Il convient, croyons-nous, de reproduire en regard de cet avant-propos l’introduction qui n’en fut que l’esquisse et qui parut en tête de l’édition désavouée par Voltaire. C’est la première pensée du philosophe dans toute sa verdeur et crudité. En développant plus tard son travail, Voltaire adoucit les âpretés de son ébauche. On trouvera soulignée dans cette esquisse la phrase contre laquelle Voltaire protesta d’abord dans son acte notarié de Colmar, et qu’on avait signalée à Louis XV comme abominable. Disons encore que l’ouvrage entier a été augmenté dans la même proportion que cette petite introduction. (G.A.)

2 – Cet ouvrage fut composé en 1740 pour madame du Châtelet, amie de l’auteur. (G.A.)

3 – Il croît naturellement en Sicile une plante dont la graine ressemble beaucoup au froment et qu’on a prise pour du froment naturel ; mais les botanistes ont observé des différences très marquées entre cette plante et le froment. (K.)

4 – Après une victoire, César, remarque avec raison M. Beuchot, a pourtant trouvé dans le camp des Suisses un rôle écrit en Grec. (G.A.)

5 – Les Celtes vinrent des plaines de la Haute-Asie avec les aïeux des Grecs et des Latins, et bien des siècles avant les Teutons, dit M. Henri Martin. (G.A.)

6 – Voltaire ajouta cette dernière phrase pour rattacher sa Philosophie de l’histoire à son Essai composé auparavant. (G.A.)

7 – Voltaire ajouta cette dernière phrase pour rattacher sa Philosophie de l’histoire à son Essai composé auparavant. (G.A.)

8 – Ce sont là les deux grands axiomes de Voltaire. Et c’est pourquoi il n’admit jamais que les eaux eussent couvert les montagnes, attendu que de son temps rien n’était moins prouvé physiquement, ni moins probable historiquement. (G.A.)

 

 

 

 

 

 

 

 

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