SIECLE DE LOUIS XIV - CATALOGUE - Écrivains - Partie 18 - L

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SIECLE DE LOUIS XIV - CATALOGUE - Écrivains - Partie 18 - L

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CATALOGUE

 

DE LA PLUPART DES ÉCRIVAINS FRANÇAIS

 

QUI ONT PARU DANS LE SIÈCLE DE LOUIS XIV,

 

Pour servir à l’histoire littéraire de ce temps.

 

 

 

 

______________

 

 

 

 

 

 

 

LA MOTTE-HOUDAR (*) (Antoine de)

 

1672 - 1731

 

 

Né à Paris en 1672, célèbre par sa tragédie d’Inès de Castro, l’une des plus intéressantes qui soient restées au théâtre, par de très jolis opéras, et surtout par quelques odes qui lui firent d’abord une grande réputation ; il y a presque autant de choses que de vers ; il est philosophe et poète. Sa prose est encore très estimée. Il fit les Discours du marquis de Mimeure et du cardinal Dubois, lorsqu’ils furent reçus à l’Académie française ; le Manifeste de la guerre de 1718 ; le Discours que prononça le cardinal de Tencin au petit concile d’Embrun. Ce fait est mémorable : un archevêque condamne un évêque, et c’est un auteur d’opéras et de comédies qui fait le sermon de l’archevêque. Il avait beaucoup d’amis, c’est-à-dire qu’il y avait beaucoup de gens qui se plaisaient dans sa société. Je l’ai vu mourir sans qu’il eût personne auprès de son lit, en 1731. L’abbé Trublet dit qu’il y avait du monde (**) ; apparemment il y vint à d’autres heures que moi (***).

 

          L’intérêt seul de la vérité oblige à passer ici les bornes ordinaires de ces articles (****).

 

          Cet homme de mœurs si douces, et de qui jamais personne n’eut à se plaindre, a été accusé après sa mort, presque juridiquement, d’un crime énorme, d’avoir composé les horribles couplets qui perdirent J.B. Rousseau en 1710, et d’avoir conduit plusieurs années toute la manœuvre qui fit condamner un innocent. Cette accusation a d’autant plus de poids qu’elle est faite par un homme très instruit de cette affaire, et faite comme une espèce de testament de mort. Nicolas Boindin, procureur du roi des trésoriers de France, en mourant en 1751, laisse un Mémoire très circonstancié, dans lequel il charge après plus de quarante années, La Motte-Houdard, de l’Académie française, Joseph Saurin, de l’Académie des sciences, et Malafer, marchand bijoutier, d’avoir ourdi consécutivement les jugements les plus injustes.

 

          1°/ Si N. Boindin était en effet persuadé de l’innocence de J.B. Rousseau, pourquoi tant tarder à la faire connaître, pourquoi ne pas la manifester au moins immédiatement après la mort de ses ennemis ? pourquoi ne pas donner ce Mémoire écrit il y a plus de vingt années ?

 

          2°/ Qui ne voit clairement que le Mémoire de Boindin est un libelle diffamatoire, et que cet homme haïssait également tous ceux dont il parle dans cette dénonciation faite à la postérité ?

 

          3°/ Il commence par des faits dont on connaît toute la fausseté. Il prétend que le comte de Nocé, et N. Melon, secrétaire du régent, étaient les associés de Malafer, petit marchand joaillier. Tous ceux qui les ont fréquentés savent que c’est une insigne calomnie. Ensuite il confond N. La Faye, secrétaire du cabinet du roi, avec son frère le capitaine aux gardes. Enfin comment peut-on imputer à un joaillier d’avoir eu part à toute cette manœuvre des couplets ?

 

 

          4°/ Boindin prétend que ce joaillier et Saurin le géomètre s’unirent avec La Motte pour empêcher J.B. Rousseau d’obtenir la pension de Boileau, qui vivait encore en 1710. Serait-il possible que trois personnes de professions si différentes se fussent unies et eussent médité ensemble une manœuvre si réfléchie, si infâme, et si difficile, pour priver un citoyen, alors obscur, d’une pension qui ne vaquait pas, que J.B. Rousseau n’aurait pas eue, et à laquelle aucun de ces trois associés ne pouvait prétendre ?

 

          5°/ Après être convenu que J.B. Rousseau avait fait les cinq premiers couplets, suivis de ceux qui lui attirèrent sa disgrâce, il fait tomber sur la Motte-Houdard le soupçon d’une douzaine d’autres dans le même goût ; et, pour unique preuve de cette accusation, il dit que ces douze couplets contre une douzaine de personnes qui devaient s’assembler chez N. de Villiers furent apportés par La Motte-Houdard lui-même chez le sieur de Villiers, une heure après que J.B. Rousseau avait été informé que les intéressés devaient s’assembler dans cet maison. Or, dit-il, J.B. Rousseau n’avait pu en une heure de temps composer et transcrire ces vers diffamatoires. C’est La Motte qui les apporta ; donc La Motte en est l’auteur. Au contraire, c’est, ce me semble parce qu’il a la bonne foi de les apporter, qu’il ne doit pas être soupçonné de la scélératesse de les avoir faits. On les a jetés à sa porte, ainsi qu’à la porte de quelques autres particuliers. Il a ouvert le paquet ; il a trouvé des injures atroces contre tous ses amis et contre lui-même ; il vient en rendre compte : rien n’a plus l’air de l’innocence.

 

          6°/ Ceux qui s’intéressent à l’histoire de ce mystère d’iniquité doivent savoir que l’on s’assemblait depuis un mois chez N. de Villiers, et que ceux qui s’y assemblaient étaient, pour la plupart, les mêmes que J.B. Rousseau avait déjà outragés dans cinq couplets qu’il avait imprudemment récités à quelques personnes. Le premier même de ces douze nouveaux couplets marquait assez que les intéressés s’assemblaient tantôt au café, tantôt chez Villiers.

 

Sots assemblés chez de Villiers,

Parmi les sots troupe d’élite,

D’un vil café dignes piliers,

Craignez la fureur qui m’irrite.

Je vais vous poursuivre en tous lieux,

Vous noircir, vous rendre odieux ;

Je veux que partout on vous chante.

Vous percer et rire à vos yeux

Est une douceur qui m’enchante.

 

          7°/ Il est très faux que les cinq premiers couplets reconnus pour être de J.B. Rousseau, ne fissent qu’effleurer le ridicule de cinq ou six particuliers, comme le dit le Mémoire, on y voit les mêmes horreurs que dans les autres.

 

Que le bourreau, par son valet,

Fasse un jour serrer le sifflet

De Bérin et de sa séquelle ;

Que Pécourt, qui fait le ballet,

Ait le fouet au pied de l’échelle.

 

          C’est là le style des cinq premiers couplets avoués par J.B. Rousseau. Certainement ce n’est pas là de la fine plaisanterie. C’est le même style que celui de tous les couplets qui suivirent.

 

          8°/ Quant aux derniers couplets sur le même air, qui furent, en 1710, la matière du procès intenté à Saurin, de l’Académie des sciences, le Mémoire ne dit rien que ce que les pièces du procès ont appris depuis longtemps. Il prétend seulement que le malheureux (*****) qui fut condamné au bannissement, pour avoir été suborné par J.B. Rousseau, devait être condamné aux galères, si en effet il avait été faux témoin. C’est en quoi le sieur Boindin se trompe ; car, en premier lieu, il eût été d’une injustice ridicule de condamner aux galères le suborné, quand on ne décernait que la peine du bannissement au suborneur : en second lieu, ce malheureux ne s’était pas porté accusateur contre Saurin. Il n’avait pu être entièrement suborné. Il avait fait plusieurs déclarations contradictoires ; la nature de sa faute et la faiblesse de son esprit ne comportaient pas une peine exemplaire.

 

          9°/ N. Boindin fait entendre expressément dans son Mémoire que la maison de Noailles et les jésuites servirent à perdre J.B. Rousseau dans cette affaire, et que Saurin fit agir le crédit et la faveur. Je sais avec certitude, et plusieurs personnes vivantes encore le savent comme moi, que ni la maison de Noailles ni les jésuites ne sollicitèrent. La faveur fut d’abord tout entière pour J.B. Rousseau ; car, quoique le cri public s’élevât contre lui, il avait gagné deux secrétaires d’Etat, M. de Pontchartrain et M. Voisin, que ce cri public n’épouvantait pas. Ce fut sur leurs ordres, en forme de sollicitations, que le lieutenant criminel Lecomte décréta et emprisonna Saurin, l’interrogea, le confronta, le récola, le tout en moins de vingt-quatre heures, par une procédure précipitée. Le chancelier réprimanda le lieutenant criminel sur cette procédure violente et inusitée.

 

          Quant aux jésuites, il est si faux qu’ils se fussent déclarés contre J.B. Rousseau, qu’immédiatement après la sentence contradictoire du Châtelet, par laquelle il fut unanimement condamné, il fit une retraite au noviciat des jésuites, sous la direction du P. Sanadon, dans le temps qu’il appelait au parlement. Cette retraite chez les jésuites prouve deux choses : la première, qu’ils n’étaient pas ses ennemis ; la seconde, qu’il voulait opposer les pratiques de la religion aux accusations de libertinage que d’ailleurs on lui suscitait. Il avait déjà fait ses meilleurs psaumes, en même temps que ses épigrammes licencieuses, qu’il appelait les gloria patri de ses psaumes, et Danchet lui avait adressé ces vers :

 

A te masquer habile,

Traduis tour à tour

Pétrone à la ville,

David à la cour, etc.

 

          Il ne serait donc pas étonnant qu’avant pris le manteau de la religion, comme tant d’autres, tandis qu’il portait celui de cynique, il eût depuis conservé le premier, qui lui était devenu absolument nécessaire. On ne veut tirer aucune conséquence de cette induction ; il n’y a que Dieu qui connaisse le cœur de l’homme.

 

          10°/ Il est important d’observer que pendant plus de trente années que La Motte-Houdard, Saurin, et Malafer, ont survécu à ce procès, aucun d’eux n’a été soupçonné ni de la moindre mauvaise manœuvre, ni de la plus légère satire. La Motte-Houdard n’a jamais même répondu à ces invectives atroces, connues sous le nom de Calottes, et sous d’autres titres, dont un ou deux hommes, qui étaient en horreur à tout le monde, l’accablèrent si longtemps. Il ne déshonora jamais son talent par la satire, et même, lorsqu’en 1709, outragé continuellement par J.B. Rousseau, il fit cette belle ode,

 

On ne se choisit point son père ;

Par un reproche populaire

Le sage n’est point abattu.

Qui, quoi que le vulgaire pense,

J.B. Rousseau, la plus vile naissance

Donne du lustre à la vertu, etc.

 

quand, dis-je, il fit cet ouvrage, ce fut bien plutôt une leçon de morale et de philosophie qu’une satire. Il exhortait J.B. Rousseau, qui reniait son père, à ne point rougir de sa naissance. Il l’exhortait à dompter l’esprit d’envie et de satire. Rien ne ressemble moins à la rage qui respire dans les couplets dont on l’accuse.

 

          Mais J.B. Rousseau, après une condamnation qui devait le rendre sage, soit qu’il fût innocent ou coupable, ne put dompter son penchant : il outragea souvent, par des épigrammes, les mêmes personnes attaquées dans les couplets, La Faye, Danchet, La Motte-Houdard, etc. Il fit des vers contre ses anciens et nouveaux protecteurs. On en retrouve quelques-uns dans des lettres, peu dignes d’être connues, qu’on a imprimées ; et la plupart de ces vers sont du style de ces couplets pour lesquels le parlement l’avait condamné ; témoin ceux-ci contre l’illustre musicien Rameau :

 

Distillateurs d’accords baroques,

Dont tant d’idiots sont férus,

Chez les Thraces et les Iroques

Portez vos opéras bourrus, etc.

 

          On en retrouve du même goût dans le recueil intitulé Portefeuille de J.B. Rousseau (******), contre l’abbé d’Olivet, qui avait formé un projet de le faire revenir en France. Enfin, lorsque sur la fin de sa vie, il vint se cacher quelque temps à Paris, affichant la dévotion, il ne put s’empêcher de faire encore des épigrammes violentes. Il est vrai que l’âge avait gâté son style, mais il ne réforma point son caractère, soit que par un mélange bizarre, mais ordinaire chez les hommes, il joignît cette atrocité à la dévotion, soit que, par une méchanceté non moins ordinaire, cette dévotion fût hypocrisie.

 

          11°/ Si Saurin, La Motte, et Malafer, avaient comploté le crime dont on les accuse, ces trois hommes, ayant été depuis assez mal ensemble, il est bien difficile qu’il n’eût rien transpiré de leur crime. Cette réflexion n’est pas une preuve ; mais, jointe aux autres, elle est d’un grand poids.

 

          12°/ Si un garçon aussi simple et aussi grossier que le nommé Guillaume Arnoult, condamné comme témoin suborné par J.B. Rousseau, n’avait point été en effet coupable, il l’aurait dit, il l’aurait crié toute sa vie à tout le monde. Je l’ai connu. Sa mère aidait dans la cuisine de mon père, ainsi qu’il est dit dans le factum de Saurin ; et sa mère et lui ont dit plusieurs fois à toute ma famille, en ma présence, qu’il avait été justement condamné.

 

          Pourquoi donc, au bout de quarante-deux ans, N. Boindin a-t-il voulu laisser, en mourant, cette accusation authentique contre trois hommes qui ne sont plus ? C’est que le Mémoire était composé il y a plus de vingt ans ; c’est que Boindin les haïssait tous trois ; c’est qu’il ne pouvait pardonner à La Motte de n’avoir pas sollicité pour lui une place à l’Académie française, et de lui avoir avoué que ses ennemis, qui l’accusaient d’athéisme, lui donneraient l’exclusion. Il s’était brouillé avec Saurin, qui était, comme lui, un esprit altier et inflexible. Il s’était brouillé de même avec Malafer, homme dur et impoli. Il était devenu l’ennemi de Lériget de La Faye, qui avait fait contre lui cette épigramme :

 

Oui, Vadius, on connaît votre esprit ;

Savoir s’y joint ; et quand le cas arrive

Qu’œuvre paraît par quelque coin fautive,

Plus aigrement qui jamais la reprit ?

Mais on ne voit qu’en vous aussi se montre

L’art de louer le beau qui s’y rencontre,

Dont cependant maints beaux esprits font cas.

De vos pareils que voulez-vous qu’on pense ?

Eh quoi ! qu’ils sont connaisseurs délicats ?

Pas n’en voudrais tirer la conséquence :

Mais bien qu’ils sont gens à fuir de cent pas.

 

          C’était là en effet le caractère de Boindin, et c’est lui qui est peint dans le Temple du goût, sous le nom de Bardou. Il fut dans son Mémoire la dupe de sa haine, incapable de dire ce qu’il ne croyait pas, et incapable de changer d’avis sur ce que son humeur lui inspirait. Ses mœurs étaient irréprochables ; il vécut toujours en philosophe rigide ; il fit des actions de générosité ; mais cette humeur dure et insociable lui donnait des préventions dont il ne revenait jamais.

 

          Toute cette funeste affaire, qui a eu de si longues suites, et dont il n’y a guère d’hommes plus instruits que moi, dut son origine au plaisir innocent que prenaient plusieurs personnes de mérite de s’assembler dans un café. On n’y respectait pas assez la première loi de la société, de se ménager les uns les autres. On se critiquait durement, et de simples impolitesses donnèrent lieu à des haines durables et à des crimes. C’est au lecteur à juger si dans cette affaire il y a eu trois criminels ou un seul.

 

          On a dit qu’il se pourrait à toute force que Saurin eût été l’auteur des derniers couplets attribués à J.B. Rousseau. Il se pourrait que J.B. Rousseau ayant été reconnu coupable des cinq premiers, qui étaient de la même atrocité, Saurin eût fait les derniers pour le perdre, quoiqu’il n’y eût aucune rivalité entre ces deux hommes (*******), quoique Saurin fût alors plongé dans les calculs de l’algèbre, quoique lui-même fût cruellement outragé dans ces derniers couplets, quoique tous les offensés les imputassent unanimement à J.B. Rousseau, enfin quoiqu’un jugement solennel ait déclaré Saurin innocent. Mais, si la chose est physiquement dans l’ordre des possibles, elle n’est nullement vraisemblable. J.B. Rousseau l’en accusa toute sa vie : il le chargea de ce crime par son testament ; mais le professeur Rollin, auquel J.B. Rousseau montra ce testament quand il vint clandestinement à Paris, l’obligea de rayer cette accusation. J.B. Rousseau se contenta de protester de son innocence à l’article de la mort ; mais il n’osa jamais accuser La Motte, ni pendant le cours du procès, ni durant le reste de sa vie, ni à ses derniers moments. Il se contenta de faire toujours des vers contre lui. (Voyez l’article Joseph SAURIN.)

 

 

* On écrit HOUDART et HOUDARD. (G.A.)

 

** Dans ses Mémoires pour servir à l’histoire de Fontenelle, 1759. C’était en réplique à Voltaire. L’article sur La Motte, de l’édition de 1751, ne se composait presque que des deux phrases précédentes. (G.A.)

 

*** M. de La Motte avait une famille nombreuse dont il était aimé, et qui lui rendait beaucoup de soins par devoir et par goût. Ses infirmités ne lui avaient rien ôté de sa gaieté et de son amabilité naturelles. Mais Voltaire ne parle ici que des amis de M. de La Motte. (K.)

 

**** Toute cette longue fin est de 1752. En ce moment, on publiait les Mémoires pour servir à l’histoire des couplets de 1710, attribués faussement à J.B. Rousseau. (G.A.)

 

***** Guillaume Arnoult. (G.A.)

 

****** Recueil dont nombre de pièces ne sont pas de J.B. Rousseau. (G.A.)

 

******* En 1756, l’article continuait ainsi  « …mais il n’y a aucune raison d’en accuser La Motte. Le but de cet article est seulement de justifier La Motte, que je crois innocent. Il sera difficile, après tout, de savoir qui de Joseph Saurin ou de J.B. Rousseau était le plus coupable ; mais La Motte ne l’était pas. » Et puis, au lieu de ces lignes, on lut, en 1757, à cause d’un certificat qu’on trouvera plus loin à l’article SAURIN : « … J.B. Rousseau l’en accusa toute sa vie ; il l’avait même chargé encore de ce crime par son testament ; mais le professeur Rollin l’engagea à rayer cette dernière imputation. J.B. Rousseau n’osa jamais accuser La Motte pendant le cours du procès, ni pendant le reste de sa vie, ni à la mort. Voyez l’article SAURIN. » Enfin, Voltaire remania encore l’article en 1763 et 1768, sur les réclamations du fils Saurin, auteur de Spartacus. (G.A.)

 

 

 

 

 

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