DICTIONNAIRE PHILOSOPHIQUE - E comme ÉGLISE - Partie 1

Publié le par loveVoltaire

DICTIONNAIRE PHILOSOPHIQUE - E comme ÉGLISE - Partie 1

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E comme ÉGLISE.

 

 

Précis de l’histoire de l’Église chrétienne.

 

 

 

 

 

 

 

          Nous ne porterons point nos regards sur les profondeurs de la théologie ; Dieu nous en préserve ! l’humble foi seule nous suffit. Nous ne faisons jamais que raconter.

 

          Dans les premières années qui suivirent la mort de Jésus-Christ Dieu et homme, on comptait chez les Hébreux neuf écoles, ou neuf sociétés religieuses, pharisiens, saducéens, esséniens, judaïtes, thérapeutes, récabites, hérodiens, disciples de Jean, et les disciples de Jésus, nommés les frères, les galiléens, les fidèles, qui ne prirent le nom de chrétiens que dans Antioche, vers l’an 60 de notre ère, conduits secrètement par Dieu même dans des voies inconnues aux hommes.

 

          Les pharisiens admettaient la métempsycose, les saducéens niaient l’immortalité de l’âme et l’existence des esprits, et cependant étaient fidèles au Pentateuque.

 

          Pline le Naturaliste (apparemment sur la foi de Flavius Josèphe) appelle les esséniens  gens œterna in qua nemo nascitur, famille éternelle dans laquelle il ne naît personne, parce que les esséniens se mariaient très rarement. Cette définition a été depuis appliquée à nos moines.

 

          Il est difficile de juger si c’est des esséniens ou des judaïtes que parle Josèphe quand il dit : « Ils méprisent les maux de la terre ; ils triomphent des tourments par leur constance ; ils préfèrent la mort à la vie lorsque le sujet en est honorable. Ils ont souffert le fer et le feu, et vu briser leurs os, plutôt que de prononcer la moindre parole contre leur législateur, ni manger des viandes défendues. »

 

          Il paraît que ce portrait tombe sur les judaïtes (1), et non pas sur les esséniens ; car voici les paroles de Josèphe : « Judas fut l’auteur d’une nouvelle secte, entièrement différente des trois autres, c’est-à-dire des saducéens, des pharisiens et des esséniens. » Il continue et dit : « Ils sont Juifs de nation ; ils vivent unis entre eux, et regardent la volupté comme un vice. » Le sens naturel de cette phrase fait croire que c’est des judaïtes dont l’auteur parle.

 

          Quoi qu’il en soit, on connut ces judaïtes avant que les disciples du Christ commençassent à faire un parti considérable dans le monde. Quelques bonnes gens les ont pris pour des hérétiques qui adoraient Judas Iscariote.

 

          Les thérapeutes étaient une société différente des esséniens et des judaïtes ; ils ressemblaient aux gymnosophistes des Indes et aux brames. « Ils ont, dit Philon, un mouvement d’amour céleste qui les jette dans l’enthousiasme des bacchantes et des corybantes, et qui les met dans l’état de la contemplation à laquelle ils aspirent. Cette secte naquit dans Alexandrie, qui était toute remplie de Juifs, et s’étendit beaucoup dans l’Egypte. »

 

          Les récabites subsistaient encore (2) ; ils faisaient vœu de ne jamais boire de vin ; et c’est peut-être à leur exemple que Mahomet défendit cette liqueur à ses musulmans.

 

          Les hérodiens regardaient Hérode premier du nom comme un messie, un envoyé de Dieu, qui avait rebâti le temple. Il est évident que les Juifs célébraient sa fête à Rome du temps de Néron, témoin les vers de Perse : Hérodis venere dies, etc. (Sat. V, v. 180.)

 

Voici le jour d’Hérode où tout infâme Juif

Fait fumer sa lanterne avec l’huile ou le suif.

 

          Les disciples de Jean-Baptiste s’étendirent un peu en Egypte, mais principalement dans la Syrie, dans l’Arabie, et vers le golfe Persique. On les connaît aujourd’hui sous le nom de chrétiens de saint Jean ; il y en eut aussi dans l’Asie-Mineure. Il est dit dans les Actes des apôtres (chap. XIX) que Paul en rencontra plusieurs à Éphèse ; il leur dit : « Avez-vous reçu le Saint-Esprit ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons pas seulement ouï dire qu’il y ait un Saint-Esprit. » Il leur dit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils lui répondirent  : « Le baptême de Jean. »

 

          Les véritables chrétiens cependant jetaient, comme on sait, les fondements de la seule religion véritable.

 

          Celui qui contribua le plus à fortifier cette société naissante fut ce Paul même qui l’avait persécutée avec le plus de violence. Il était né à Tarsis (3) en Cilicie (4), et fut élevé par le fameux docteur pharisien Gamaliel, disciple de Hillel. Les Juifs prétendent qu’il rompit avec Gamaliel qui refusa de lui donner sa fille en mariage. On voit quelques traces de cette anecdote à la suite des Actes de sainte Thècle. Ces actes portent qu’il avait le front large, la tête chauve, les sourcils joints, le nez aquilin, la taille courte et grosse, et les jambes torses. Lucien, dans son Dialogue de Philopatris, semble faire un portrait assez semblable. On a douté qu’il fût citoyen romain, car en ce temps-là on n’accordait ce titre à aucun Juif (5) : ils avaient été chassés de Rome par Tibère ; et Tarsis ne fut colonie romaine que près de cent ans après, sous Caracalla, comme le remarque Cellarius dans sa Géographie, liv. III ; et Grotius dans son Commentaire sur les Actes, auxquels seuls nous devons nous en rapporter.

 

          Dieu, qui était descendu sur la terre pour y être un exemple d’humilité et de pauvreté, donnait à son Eglise les plus faibles commencements, et la dirigeait dans ce même état d’humiliation dans lequel il avait voulu naître. Tous les premiers fidèles furent des hommes obscurs ; ils travaillaient tous de leurs mains. L’apôtre saint Paul témoigne qu’il gagnait sa vie à faire des tentes (6). Saint Pierre ressuscita la couturière Dorcas qui faisait les robes des frères. L’assemblée des fidèles se tenait à Joppé, dans la maison d’un corroyeur nommé Simon, comme on le voit au chapitre IX des Actes des apôtres.

 

          Les fidèles se répandirent secrètement en Grèce, et quelques-uns allèrent de là à Rome, parmi les Juifs à qui les Romains permettaient une synagogue. Ils ne se séparèrent point d’abord des Juifs ; ils gardèrent la circoncision, et, comme on l’a déjà remarqué ailleurs, les quinze premiers évêques secrets de Jérusalem furent tous circoncis, ou du moins de la nation juive.

 

          Lorsque l’apôtre Paul prit avec lui Timothée, qui était fils d’un père gentil, il le circoncit lui-même dans la petite ville de Listre. Mais Tite, son autre disciple, ne voulut point se soumettre à la circoncision. Les frères disciples de Jésus furent unis aux Juifs, jusqu’au temps où Paul essuya une persécution à Jérusalem, pour avoir amené des étrangers dans le temple. Il était accusé par les Juifs de vouloir détruire la loi mosaïque par Jésus-Christ. C’est pour se laver de cette accusation que l’apôtre saint Jacques proposa à l’apôtre Paul de se faire raser la tête, et de s’aller purifier dans le temple avec quatre Juifs qui avaient fait vœu de se raser. « Prenez-les avec vous, lui dit Jacques (chap. XXI, Actes des apôtres) ; purifiez-vous avec eux, et que tout le monde sache que ce que l’on dit de vous est faux, et que vous continuez à garder la loi de Moïse. » Ainsi donc Paul, qui d’abord avait été le persécuteur sanguinaire de la sainte société établie par Jésus ; Paul qui depuis voulut gouverner cette société naissante, Paul chrétien judaïse, « afin que le monde sache qu’on le calomnie quand on dit qu’il ne suit plus la loi mosaïque. »

 

          Saint Paul n’en fut pas moins accusé d’impiété et d’hérésie, et son procès criminel dura longtemps ; mais on voit évidemment, par les accusations mêmes intentées contre lui, qu’il était venu à Jérusalem pour observer les rites judaïques.

 

          Il dit à Festus ces propres paroles (chap. XXV des Actes) : « Je n’ai péché ni contre la loi juive, ni contre le temple. »

 

          Les apôtres annonçaient Jésus-Christ comme un juste indignement persécuté, un prophète de Dieu, un fils de Dieu, envoyé aux Juifs pour la réformation des mœurs.

 

          « La circoncision est utile, dit l’apôtre saint Paul (chap. II, Epît. Aux Rom.) si vous observez la loi ; mais si vous la violez, votre circoncision devient prépuce. Si un incirconcis garde la loi, il sera comme circoncis. Le vrai Juif est celui qui est Juif intérieurement. »

 

          Quand cet apôtre parle de Jésus-Christ dans ses Epîtres, il ne révèle point le mystère ineffable de sa consubstantialité avec Dieu. « Nous sommes délivrés par lui (dit-il, chap. V, Epît. Aux Rom.) de la colère de Dieu. Le don de Dieu s’est répandu sur nous par la grâce donnée à un seul homme, qui est Jésus-Christ… La mort a régné par le péché d’un seul homme ; les justes régneront dans la vie par un seul homme qui est Jésus-Christ. »

 

          Et au chap. VIII : « Nous, les héritiers de Dieu, et les co-héritiers de Christ. » Et au chap. XVI : « A Dieu, qui est le seul sage, honneur et gloire par Jésus-Christ….. Vous êtes à Jésus-Christ, et Jésus-Christ à Dieu (I aux Corinth., chapitre III). »

 

          Et (I aux Corinth., chap. XV, v. 27) : « Tout lui est assujetti, en exceptant sans doute Dieu qui lui a assujetti toutes choses. »

 

          On a eu quelque peine à expliquer le passage de l’Épître aux Philippiens : «  Ne faites rien par une vaine gloire ; croyez mutuellement par humilité que les autres vous sont supérieurs ; ayez les mêmes sentiments que Christ-Jésus, qui, étant dans l’empreinte de Dieu, n’a point cru sa proie de s’égaler à Dieu. » Ce passage paraît très bien approfondi et mis dans tout son jour dans une lettre qui nous reste des églises de Vienne et de Lyon, écrite l’an 117, et qui est un précieux monument de l’antiquité. On loue dans cette lettre la modestie de quelques fidèles. « Ils n’ont pas voulu, dit la lettre, prendre le grand titre de martyrs (pour quelques tribulations), à l’exemple de Jésus-Christ, lequel étant empreint de Dieu, n’a pas cru sa proie la qualité d’égal à Dieu. » Origène dit aussi dans son Commentaire sur Jean : « La grandeur de Jésus a plus éclaté quand il s’est humilié que s’il eût fait sa proie d’être égal à Dieu. » En effet, l’explication contraire peut paraître un contre-sens. Que signifierait : « Croyez les autres supérieurs à vous ; imitez Jésus qui n’a pas cru que c’était une proie, une usurpation de s’égaler à Dieu ? » Ce serait visiblement se contredire, ce serait donner un exemple de grandeur pour un exemple de modestie ; ce serait pécher contre la dialectique.

 

          La sagesse des apôtres fondait ainsi l’Église naissante (7). Cette  sagesse ne fut point altérée par la dispute qui survint entre les apôtres Pierre, Jacques, et Jean, d’un côté, et Paul de l’autre. Cette contestation arriva dans Antioche. L’apôtre Pierre, autrement Céphas, ou Simon Barjone, mangeait avec les gentils convertis, et l’observait point avec eux les cérémonies de la loi, ni la distinction des viandes ; il mangeait, lui, Barnabé, et d’autres disciples, indifféremment du porc, des chairs étouffées, des animaux qui avaient le pied fendu et qui ne ruminaient pas ; mais plusieurs Juifs chrétiens étant arrivés, saint Pierre se remit avec eux à l’abstinence des viandes défendues, et aux cérémonies de la loi mosaïque.

 

          Cette action paraissait très prudente ; il ne voulait pas scandaliser les Juifs chrétiens ses compagnons ; mais saint Paul s’éleva contre lui avec un peu de dureté. « Je lui résistai, dit-il, à sa face, parce qu’il était blâmable. » (Epître aux Galates, chap. II.)

 

          Cette querelle paraît d’autant plus extraordinaire de la part de saint Paul, qu’ayant été d’abord persécuteur, il devait être modéré, et que lui-même il était allé sacrifier dans le temple à Jérusalem, qu’il avait circoncis son disciple Timothée, qu’il avait accompli les rites juifs, lesquels il reprochait alors à Céphas. Saint Jérôme prétend que cette querelle entre Paul et Céphas était feinte. Il dit dans sa première Homélie, tome III, qu’ils firent comme deux avocats qui s’échauffent et se piquent au barreau, pour avoir plus d’autorité sur leurs clients ; il dit que Pierre Céphas étant destiné à prêcher aux Juifs, et Paul aux gentils, ils firent semblant de se quereller, Paul pour gagner les gentils, et Pierre pour gagner les Juifs. Mais saint Augustin n’est point du tout de cet avis. « Je suis fâché, dit-il dans l’Épître à Jérôme, qu’un aussi grand homme se rende le patron du mensonge, patronum mendacii. »

 

          Cette dispute entre saint Jérôme et saint Augustin ne doit pas diminuer notre vénération pour eux, encore moins pour saint Paul et pour saint Pierre.

 

          Au reste, si Pierre était destiné aux Juifs judaïsants, et Paul aux étrangers, il paraît probable que Pierre ne vint point à Rome. Les Actes des apôtres ne font aucune mention du voyage de Pierre en Italie.

 

          Quoiqu’il en soit, ce fut vers l’an 60 de notre ère que les chrétiens commencèrent à se séparer de la communion juive, et c’est ce qui leur attira tant de querelles et tant de persécutions de la part des synagogues répandues à Rome, en Grèce, dans l’Égypte et dans l’Asie. Ils furent accusés d’impiété, d’athéisme par leurs frères juifs, qui les excommuniaient dans leurs synagogues trois fois les jours du sabbat. Mais Dieu les soutins toujours au milieu des persécutions.

 

          Petit à petit plusieurs Églises se formèrent, et la séparation devint entière entre les Juifs et les chrétiens, avant la fin du premier siècle ; cette séparation était ignorée du gouvernement romain. Le sénat de Rome ni les empereurs n’entraient point dans ces querelles d’un petit troupeau que Dieu avait jusque-là conduit dans l’obscurité, et qu’il élevait par des degrés insensibles.

 

          Le christianisme s’établit en Grèce et à Alexandrie. Les chrétiens y eurent à combattre une nouvelle secte de Juifs devenus philosophes à force de fréquenter les Grecs ; c’était celle de la gnose ou des gnostiques ; il s’y mêla de nouveaux chrétiens. Toutes ces sectes jouissaient alors d’une entière liberté de dogmatiser, de conférer et d’écrire, quand les courtiers juifs établis dans Rome et dans Alexandrie ne les accusaient pas auprès des magistrats ; mais sous Domitien la religion chrétienne commença à donner quelque ombrage au gouvernement.

 

          Le zèle de quelques chrétiens, qui n’était pas selon la science, n’empêcha pas l’Église de faire les progrès que Dieu lui destinait. Les chrétiens célébrèrent d’abord leurs mystères dans des maisons retirées, dans des caves, pendant la nuit : de là leur vint le titre de lucifugaces, selon Minucius Felix. Philon les appelle gesséens. Leurs noms les plus communs, dans les quatre premiers siècles, chez les gentils, étaient ceux de galiléens et de nazaréens ; mais celui de chrétiens a prévalu sur tous les autres.

 

          Ni la hiérarchie ni les usages ne furent établis tout d’un coup ; les temps apostoliques furent différents des temps qui les suivirent.

 

          La messe, qui se célèbre au matin, était la cène qu’on faisait le soir ; ces usages changèrent à mesure que l’Église se fortifia. Une société plus étendue exigea plus de règlements, et la prudence des pasteurs se conforma aux temps et aux lieux.

 

          Saint Jérôme et Eusèbe rapportent que quand les Églises reçurent une forme, on y distingua peu à peu cinq ordres différents : les surveillants, episcopoï, d’où sont venus les évêques ; les anciens de la société, presbyteroï, les prêtres ; diaconoï, les servants ou diacres ; les pistoï, croyant, initiés, c’est-à-dire les baptisés, qui avaient part aux soupers des agapes ; les catéchumènes, qui attendaient le baptême, et les énergumènes, qui attendaient qu’on les délivrât du démon. Aucun, dans ces cinq ordres, ne portait d’habit différent des autres ; aucun n’était contraint au célibat, témoin le livre de Tertullien dédié à sa femme, témoin l’exemple des apôtres. Aucune représentation, soit en peinture, soit en sculpture, dans leurs assemblées, pendant les deux premiers siècles ; point d’autels, encore moins de cierges, d’encens, et d’eau lustrale. Les chrétiens cachaient soigneusement leurs livres aux gentils : ils ne les confiaient qu’aux initiés ; il n’était pas même permis aux catéchumènes de réciter l’Oraison dominicale (8).

 

 

1 – Plus connus sous le nom de zélateurs ou zélotes. Les chefs de ce parti furent Juda le Gaulanite, appelé aussi le Galiléen, et le pharisien Sadock. Ils enseignaient que les Juifs devaient plutôt mourir que de se soumettre à une puissance humaine. (G.A.)

2 – Les Récabites ou Réchabites dataient de loin. Ils descendaient de Jonadab, fils de Réchab, ami de Jéhu. Ils avaient fait vœu de vivre sous des tentes, en nomades. Mais, au temps de l’invasion de Nabuchodonosor, ils s’étaient réfugiés à Jérusalem. (G.A.)

3 – Lisez Tarse.

4 – Saint Jérôme dit qu’il était de Giscala en Galilée.

5 – « Son père, dit M. Renan, était en possession du titre de citoyen romain. Sans doute quelqu’un de ses ancêtres avait acheté cette qualité, ou l’avait acquise par des services. On peut supposer que son grand-père l’avait obtenue pour avoir aidé Pompée lors de la conquête romaine. » (G.A.)

6 – Paul était tapissier, selon M. Renan, ou, si l’on aime mieux, ouvrier en ces grosses toiles de Cilicie qu’on appelait cilicium. (G.A.)

7 – « L’idée qu’ils avaient de Jésus, écrit M. Renan, était celle que Jésus leur avait donnée lui-même. Jésus a été un prophète puissant en œuvres et en paroles, un homme élu de Dieu, ayant reçu une mission spéciale pour l’humanité… C’est le fils de Dieu, c’est-à-dire un homme parfaitement de Dieu, un représentant de Dieu sur la terre ; c’est le Messie, le sauveur d’Israël annoncé par les prophètes. » (G.A.)

8 – « Les croyances de médecine populaire, dit M. Renan, qui avaient fait une partie de la force de Jésus, se continuaient dans ses disciples….. Les premiers chrétiens, comme presque tous les Juifs du temps, voyaient dans les maladies la punition d’une faute ou l’œuvre d’un démon malfaisant. On s’imaginait que des lotions d’huile opérées par eux, avec imposition des mains et invocation du nom de Jésus, étaient toutes-puissantes pour laver les péchés causes de la maladie et pour guérir le malade. » (G.A.)

 

 

 

 

 

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